Faire de l’utilité publique une exigence collective
Faire de l’utilité publique une exigence collective

Faire de l’utilité publique une exigence collective

Lors du conseil communal du 12 mars, une décision a été prise pour favoriser un projet de construction privé dans le charmant hameau de Fy. Et à ce moment-là, je me suis à nouveau posé une question simple, presque instinctive : où est l’utilité publique là-dedans ?

Voilà une question qui guide ma manière de travailler. Parce qu’au fond, être élue locale, ce n’est pas seulement analyser des dossiers ou voter des décisions. C’est essayer, à chaque fois, de se demander si c’est juste et si c’est utile pour l’intérêt général?

Je ne suis pas opposée aux projets privés, loin de là. Une commune doit vivre, évoluer, se développer.

De nombreux projets privés sont porteurs d’emplois, de dynamisme, de renouveau pour notre société et complètent l’action publique.

Mais cette réalité ne doit jamais nous dispenser d’une question essentielle, celle de savoir à qui profite réellement ce projet ? Et surtout, ce projet est-il équilibré au regard de l’ensemble des intérêts en présence ?

Je crois profondément que notre rôle n’est pas de simplement accompagner ce qui se présente, mais de donner du sens aux décisions que nous prenons.

Cela implique d’interroger quant à l’impact sur la qualité de vie des habitants, quant au respect de notre cadre rural et de notre environnement, quant à la cohérence avec une vision à long terme de notre territoire, et surtout, quant la juste répartition des bénéfices et des contraintes.

Ce n’est pas toujours simple, tout n’est pas tout blanc ou tout noir. Il y a souvent des équilibres à trouver, des intérêts qui se croisent, parfois qui s’opposent. Et c’est justement là que notre rôle prend tout son sens, dans le respect et la nuance.

Je crois qu’on doit garder une forme d’exigence. Ne pas se contenter de suivre, mais prendre le temps de réfléchir, de poser des questions, d’avoir parfois des doutes aussi. Parce que c’est comme ça qu’on évite de passer à côté de l’essentiel.

Ça peut paraître évident dit comme ça… mais dans la réalité, ça demande de la cohérence, de la vigilance, du courage et de l’honnêteté intellectuelle.

Dans ce dossier comme dans d’autres, je ne prétends pas détenir la vérité. Mais une chose est sûre, je ne veux jamais perdre ce réflexe de questionner le sens de nos décisions. Parce que c’est cela, à mes yeux, être une élue responsable.

Continuer à avancer, oui. Développer notre commune, bien sûr. Mais toujours avec ma boussole orientée vers l’intérêt général, le bien commun et le respect de ce qui fait l’âme d’Aywaille.

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