Entretien des cours d’eau : anticiper plutôt que subir
Entretien des cours d’eau : anticiper plutôt que subir

Entretien des cours d’eau : anticiper plutôt que subir

Lors de la séance du Conseil provincial du 2 juillet 2026, j’ai interrogé le Collège provincial sur l’état d’avancement du marché public consacré à l’entretien des cours d’eau de deuxième catégorie et sur les mesures mises en œuvre pour renforcer la prévention des inondations.

Cinq ans après les dramatiques inondations de juillet 2021, les épisodes climatiques extrêmes continuent de se multiplier. Les orages violents observés ces derniers mois nous rappellent que la prévention doit rester une priorité permanente.

Où en est le marché public voté en 2025 ?

Ma question portait sur plusieurs aspects concrets :

  • l’état d’avancement des travaux prévus dans le marché public adopté l’an dernier ;
  • la possibilité de disposer d’un calendrier prévisionnel des interventions ;
  • l’information et la concertation avec les communes concernées ;
  • l’adaptation des priorités à la suite des récents épisodes d’inondations ;
  • les éventuelles modifications du programme initial au regard des nouveaux défis climatiques.

L’objectif était simple : s’assurer que les moyens votés permettent une action efficace sur le terrain et que les communes disposent d’un véritable partenaire dans leurs actions de prévention.

Une organisation plus souple pour intervenir rapidement

Le Député provincial André Denis a expliqué que le nouveau marché, d’un montant annuel de plus de 639.000 €, est entré en vigueur en mars 2026.

Contrairement aux anciens marchés, organisés par sous-bassin et renouvelés chaque année, ce nouveau dispositif couvre l’ensemble du territoire provincial pour une durée de quatre ans. Il offre davantage de souplesse en permettant de redéployer rapidement les équipes là où les besoins sont les plus urgents.

Cette flexibilité a notamment été utilisée après les importants orages de la fin du mois de mai, lorsque les moyens ont été réorientés vers le cours d’eau du Fond d’Oxhe afin d’y réaliser rapidement les interventions les plus urgentes.

Le Député a également rappelé que les services provinciaux travaillent en concertation avec les communes, tout en adaptant le niveau de coordination à l’importance des travaux à réaliser.

Aller plus loin que le simple entretien

Au-delà de l’entretien régulier des cours d’eau, la Province développe désormais plusieurs actions complémentaires :

  • des études hydrologiques et hydrauliques afin d’identifier les aménagements les plus pertinents ;
  • l’analyse des tronçons canalisés devenus particulièrement vulnérables ;
  • un accompagnement technique des communes dans leurs projets et leurs permis ;
  • une coordination supracommunale indispensable, puisque les aménagements réalisés en amont bénéficient souvent aux communes situées en aval.

Une approche qui répond davantage aux réalités du changement climatique.

Maintenir l’entretien régulier et renforcer le soutien aux communes

En conclusion de cet échange, j’ai salué la volonté de rendre le marché plus réactif face aux urgences.

J’ai toutefois insisté sur plusieurs points qui me paraissent essentiels.

Les interventions d’urgence ne doivent pas se faire au détriment de l’entretien régulier des cours d’eau. Celui-ci reste indispensable pour limiter les risques avant que les situations ne deviennent critiques.

J’ai également appelé à renforcer encore le dialogue avec les communes. Beaucoup d’entre elles gagneraient à solliciter davantage l’expertise provinciale, tant pour les études que pour la mise en œuvre concrète des solutions. J’espère que ce soutien pourra également s’accompagner, lorsque cela sera nécessaire, d’un accompagnement technique et financier.

Enfin, j’ai demandé que les futurs rapports d’activités permettent de suivre de manière transparente l’ensemble des interventions réalisées, qu’elles soient programmées ou effectuées en urgence.

Face aux défis climatiques, la prévention des inondations ne peut plus être envisagée commune par commune. Elle nécessite une vision globale, une coordination efficace entre tous les niveaux de pouvoir et des investissements constants dans l’entretien, la prévention et l’adaptation de nos territoires. Je resterai attentive à l’évolution de la situation.

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